Why do witches burn?

Because they’re made of wood, like bridges, and so float on water, like churches, very small rocks, gravy, and a duck.

De la ratatouille, et de la daube

Le octobre 26th, 2007

Ratatouille

Paris et sa Tour Eiffel ainsi que le restaurant du chef GusteauRemy le Rat admire Paris
Je suis un très mauvais critique ciné…. Vu le temps depuis lequel ce film est sorti, il est peut-être un peu tard pour vous dire d’aller le voir !

Bon heu… allez le voir.

C’est un Pixar, donc qualité, et c’est de Brad Bird donc super qualité. On ne s’attends pas avec un pitch aussi simple (un rat qui veut cuisiner dans le monde des humains) à arriver à quelque chose d’aussi bien.

Pour reprendre ce qui a été dit sur un forum, il est à noter que les dessins de bouffe sont admirablement réussis, réalistes au point de nous mettre l’eau à la bouche.

J’ai vu le film en VO et en VF. Je vous conseille la VF, car elle est de très bonne qualité, et c’est quand même plus reposant de ne pas lire les sous-titre, pour profiter de la belle animation. Juste quelques détails :
– Tout au début, le critique dit une phrase qui rend mieux en VO.
– A un moment, les persos s’en vont brusquement en disant « Désolé on est impoli… on est Français ! » (I hate to be rude, but, we’re French!) Cette phrase n’est pas là en VF.

De plus, le générique de fin où défilent les noms est un dessin animé de toute beauté.

Je n’en dirai pas plus, je vous laisse le découvrir.

Ces derniers temps j’ai eu l’occasion de voir de très mauvais films, grâce à une suite de retrospectives de… très mauvais films. Nous commencerons par un récent, et ensuite nous noierons dans les méandres du mauvais et lointain.

Rush Hour 3

Certes j’étais bien plus jeune quand j’ai vu le 1 et le 2 (Jacky Chan aussi… Hou là là…) mais je suis à peu près sûr que
ces deux films étaient bien bien bien meilleurs.

Une prouesse redoutable de ce film, n’être jamais au grand jamais crédible. On commence par exemple par un sniper qui a un chemin de fuite qui le fait voir de tout le monde dont ceux sur qui il a tiré.

Ensuite Jacky Chan qui se prends des pains, puis se prends des pains, puis se fait encore battre.
En fait ce film est humoristique. L’action est fortement secondaire, et des héros qui se font ridiculiser et massacrer, ben j’imagine que c’est drôle. Donc ils se font souvent ridiculiser, fuir et tirer dessus par des méchants qui ne savent pas tirer. Mais il n’y a pas que ça qui est incrédible. Tout le scénario est basé sur une non-action.

En clair, quand des gentils ou des méchants ont leur adversaire au bout de leur flingue, et qu’ils doivent le tuer, alors ils se mettent à s’accroupir et se cacher les yeux en chantant LALALALALALA jusqu’à ce que l’autre s’enfuit.
Plus clairement, pour tuer quelqu’un qu’ils ont en joue, ils leur demandent de les suivre sur des kilomètres ou les laissent à leur très mauvais hommes de mains, qui ne se mettent à tirer que lorsque les héros, s’enfuyant, sont hors d’atteinte (c’est à dire à 2 mètres d’eux).

On tombe aussi dans des gags vus et revus et affligeants, mais aussi des clichés doubles (ben oui y’a deux héros), comme l’extraordinairement classique : l’espion va dans un bar où il doit trouver une fille dont il ne connait que le nom. Deux clichés peuvent lui arriver.
Cliché un : la première personne qu’il questionne lui demande de le suivre, et une fois dans un coin tranquille, essait de le tuer.
Cliché deux : l’espion lorgne une bonnasse et va se la draguer, oubliant la mission. Super bol, c’est la fille qu’il cherchait.
Donc là nous avons les deux. Oh désolé : attention spoiler.

Deux blaireaux, et le hérosMais ce n’est pas tout ! En effet, de mauvaises conditions ont fait que je l’ai vu en VF ! Je félicite en passant le comédien de doublage de Jacky qui le fait parler avec un « accent chinois » magnifiquement grotesque.
Car je vous rappelle que l’action du film se passe à Paris. Les blagues anti-français vont bon train, pourtant c’est presque le plus réussi du film. En effet, le véritable héros du film n’est ni le jaune ni le noir, c’est bien Georges, le chauffeur de taxi français anti-américain ^_^.
Mention spéciale à la scène où une traductrice est appellée par les héros pour interroger un type qui parle français en VO. En effet, en VF, le type ne parle évidement Français…. donc quoi ? Québequois bien sûr !

Les chroniques de Riddick

Voici le prototype de film à gros budget avec un bon background, gravement raté pour moultes raisons.

En fait en remontant le film et virant des scènes on aurait sûrement un parfait film d’action. On peut, il dure bien trop longtemps.
Virons les personnages inutiles comme la prophétesse qui voit le futur (enfin sauf tout ce qui se passe dans le film, que nous avions personnellement deviné), qui est immatérielle (mais qui se fait prisonière) et qui sert à rien (oui oui, sert vraiment à rien, ni à être libérée, ni donner une info qui n’est pas dans le journal).
Virons les très ratées scènes où la fille rebelle se la joue fille rebelle.

Allez, je vais commencer par dire ce qui est bien dans Riddick. Premièrement : Riddick.
Riddick est classe, vraiment super classe. Il est méchant, égocentrique, super fort. Riddick c’est un gars faut pas le faire chier quoi. Et quand on le fait, il tue. Grave. Riddick dit : « Seulement une équipe de 4 personnes pour me tuer ? Quelle insulte ! » (A four man crew for me, fucking insulting.) Et il les défonce.
Ca fait du bien de temps en temps un héros de ce genre.
Il a aussi une scène extraordinaire en prison où il tue un adversaire avec… une tasse de thé.
Je mets les lunettes, j'enleve les lunettes... Par contre, Riddick a un putain de TOC. Il enlève et remets ses lunettes tout le temps. Il les mets. Il les enlève. Il les mets. Et il prends bien le temps de le faire, parce que quand Riddick touche à ses lunettes, c’est le plan fixe et lent. De plus ce sont quand même des lunettes de plongées, c’est ridicule.

Ensuite, le background. Si le scénario n’était pas si mauvais, il y aurait eu un monde super bien dans ce film, qui valait le coup. Sans y prêter attention, on montre que des humains sont changés en objets, utilisant sûrement des propriétés humaines qui n’ont pas pu être faites en machine. Des humains sont donc utilisé comme radar/détecteur, ou comme téléphone longue distance. L’empire des méchants est puissant et classe.

Enfin, les scènes d’action sont pour la plupart réussies.

Maintenant ce qui est raté. Les méchants. Si Riddick est super classe, les méchants sont totalement ridicules. Nous avons un couple de traîtres qui en fin de compte… ne sert absolument à rien. Et Lord Marshal.Ayez les boules, un vieux sans poils vous menace
Lord Marshal c’est le suprême méga méchant, chef de l’armée d’invasion des Necromongers. Il est un peu entre Palpatine et Vader, sauf qu’il aurait pris le plus mauvais des deux. Sencé être doté de pouvoirs magiques, on se rend vite compte que ces derniers ne servent à rien sinon être rapide (mais Riddick aussi est rapide).
Pire encore, l’empereur est joué par un espèce de vieux sans sourcils, gringalet, aussi impressionnant qu’un Pichu malade. On s’ennuie sec au combat final. Je ne sais pas ce qui leur prends à choisir des demi-portions tout maigres (mais sans sourcils), ils ont déjà fait le coup dans Mortal Kombat 2 (film) pour jouer Shao Kahn, l’empereur du mal, tout aussi raté du coup.

Nous avons aussi de superbes oublis. Par exemple les méchants infligent à leur prisonnier une espèce de douleur pour les faire devenir leur soldats. On effleure le sujet puis on en parle plus jamais bien qu’on le fasse à un personnage principal, et en fait cet élément important est complètement inexpliqué.

Spéciale dédicace au producteur qui a ajouté une scène pour son public qu’il juge trop con ! En effet la scène dont je vais vous parler n’était pas dans le director’s cut.
On dit à Riddick que sa copine est dans une prison lointaine pour prisonniers super balaises. Quelques scènes plus tard, un chasseur de prime essai d’attraper Riddick, qui est recherché partout dans l’univers. Ce dernier se laisse attacher et emmener dans le vaisseau, qui part pour une prison lointaine pour prisonniers super balaises, afin de toucher la récompense. Et Riddick jubile.
Jusque là, je pense que vous avez tous compris. Mais à l’évidence, non, c’était trop subtil. C’est pourquoi, ensuite, on entend penser Riddick qui dit, clairement : « Ah ah ah en fait ils m’emmènent exactement là où je veux aller, vu que j’ai pas de vaisseau. Parce qu’en fait, je me suis fais prisonnier exprès hein. Vous inquiétez pas, je suis toujours super balaize ! Je suis attaché mais c’est mon plan, hein. J’ai voulu être comme ça. N’allez pas croire que j’ai un seul instant loosé… »

Au final, film plutôt raté malgré quelques trucs bien.

3 Responses to “De la ratatouille, et de la daube”

  1. Je crois que les images passent mal sur bloglines :)

    Réponse: il n’y a pas le texte entier dans bloglines.. il n’y a aucune image.

    Roberta

  2. Globalement d’accord avec tes critiques (j’aurais aimé une critiques du premier film avec Riddick, Pitch black je crois).

    Tu as l’air de bien aimé les daubes ^^ C’est toujours agréable à massacrer, délicieusement pervers; Et comme tu as abordé lambert, je ne peux que te conseiller Beowulf, il fautl e voir pour y croire ;)

    Réponse: Pitch Black: pas vu. Beowulf: c’est sur la liste…

    Antarka

  3. Ah? Pas vu Pitch Black? C’est pourtant un must du genre : un film qui fait croire que l’action se passe en plein désert alors que le studio est grand comme un studio… du Vème dans Paris!

    Kalen

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